Photographe

ARCHIPELS 

(Commande pour le projet Médicis Clichy Montfermeil )

 

Portraits d'habitants de Clichy Sous Bois pour affichage urbain.




RELIQUES (projet en cours)


Lorsque mon père mourut, je découvris que son compte en banque était vide et qu’il était débiteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros à la Banque de France. Pourtant, il avait travaillé toute sa vie. Mon seul héritage fut donc ses dettes et le droit d’organiser son enterrement. Je dus me rendre au Palais de Justice de Rouen pour refuser officiellement ce patrimoine de dettes transmis automatiquement aux descendants. Avec cette procédure, je m’engageais à ne rien garder de ce qu’il possédait. La misère de mon père appartenait désormais à l’État. Je ne pus rien récupérer, hormis quelques objets qu’il avait emportés avec lui à l’hôpital. Telle une archéologue menant son enquête, je fis l’inventaire des objets lui ayant appartenu. Ils n’avaient aucune valeur marchande mais semblaient pouvoir incarner celui qu’il avait été. 


 ETRANGES ETRANGERES

18 février-19 mars 2016 Hotel de ville de Guyancourt.

 




 



























INFANS 

Galerie Duchamp, Yvetot. 19 mars-2 avril 2015. 

 




À l’occasion d’une résidence à l'Éclaircie; Institut Thérapeutique, Éducatif et Pédagogique à Barentin, j'ai été accueillie par les familles des enfants pris en charge dans cet institut pour faire un portrait de leur famille. 

Un portrait dit négocié, c’est-à-dire une photographie ou chacun prend une place aussi symbolique qu'énigmatique. 

Restaurer la mémoire familiale et la place de l'enfant au sein d'un corpus photo-sensible. La famille coeur de nos fondations et de nos fragilités. 

















Travail pédagogique et participatif.






"Etre malheureux 
comme les pierres" par Théo.




"Occupe toi de tes oignons" 
par Jordan.
























 

 

 "Vider son sac" par Marvin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 DUEL 

Galerie de l'école d'arts plastiques et Centre nautique de Rosny sous Bois.

23 novembre-19 décembre 2012.






La poussée d'un Homme, avec son corps, pour détruire son double, son semblable, son contraire, et sauver sa vie, sa peau, son unicité. C'est la nature-même de l'affrontement, contre soi même, contre un Autre, qui nous ressemble sûrement, mais aussi contre le monde entier. Entre la fusion et la dualité, le combat se fait à la fois étreinte et séparation. Face à face, les corps se cognent, se mélangent, s'enlacent pour mieux se débattre et se rejeter. 








































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sida, portraits de combattants

Espace Kiron, 2 -20 décembre 2009


Éditions cherche midi 2009
125 pages / 30 euros / ISBN 978-2-7491-1418-7
Textes écrits par Éric Favereau, grand reporter à Libération depuis 1981, responsable du service Société.



En décembre 2009, AIDES a eu 25 ans. 25 ans de luttes, de combats, de souffrances, de reculs et d’avancées.

L’association a décidé de marquer cet événement avec un ouvrage photographique qui met en avant
les militants historiques, célèbres ou anonymes, leur diversité et leur énergie vitale.

Entrent en résonance noir et couleur, passé et présent, vie et mort. Portraits intimistes, figures en action, et paysages urbains s'articulent dans cet hommage à la lutte.

Francoise Barré-Sinoussi, Marie-George Buffet, Hélène Cardin, Jacques Chirac, Daniel Defert, Jean-François Delfraissy, Claude Évin, Anne Hidalgo, Line Renaud, Jean-Luc Romero, Willy Rozenbaum, Bruno Spire, Aliou Sylla et Simone Veil..





Simone Veil

Visiteurs bénévoles en service VIH,
hôpital Tenon, Paris




Lieu de mémoire
Arc en ciel, Paris





Malick Sène

Un atelier textile aidé par Arcad-sida
Bamako, Mali








Campagne de dépistage
Bamako, Mali







 

 

Chanteurs de rail

 

  

Les voûtes Paris, 2008

La batterie, Guyancourt 2008

Biennale du carnet de voyage, Clermont-Ferrand, 2008

Exposition collective et multimédia, 2008
Avec Damien Roudeau (dessin) et Jocelyn Robert (son)
LES YEUX DANS LE MONDE
 
À la rencontre des musiciens du métro d'ici et d'ailleurs.



 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Exposition aux voutes, Paris

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 



Barentin, filature Badin 

 

Galerie photo du pôle-image Haute-Normandie Rouen, 2007

Médiathèque d’ Yvetôt, médiathèque de Vernon, 2007

Centre culturel “Le jardin de verre”, Cholet, 2007

Maison d’arrêt pour femmes Rouen, 2007

Work in progress Arles, 2007

Voix off des Rencontres de la photographie, Arles, 2007

Musée de Louviers: Points de vue, paysages Haut-Normand, 2008

 

Barentin, 76, rue Auguste Badin
Édition points de vue, 2007
72 pages/ 10 euros/ 978-2-915548-17-4
Textes Barbara Pellerin et Emmanuel Hermange



 

Extrait du texte de Emmanuel Hermange:


Barbara Pellerin est née à Barentin en 1980. Dans sa famille, quelques-uns ont été ouvriers dans la filature. Ce fut le premier emploi de ses parents et en échange de sa prise en charge par l’orphelinat de la filature, l’une de ses grand-mères y a travaillé jusqu’à sa majorité. C’est également jusqu’à sa majorité que Barbara Pellerin a vécu à Barentin. Et tandis que les récits de sa grand-mère remplissaient ce site d’une vie intense, elle était intriguée par le peu d’activité qu’elle apercevait dans la cour et à proximité de la filature. Entrée à l’Ecole nationale supérieure de la photographie, à Arles, en 2004, elle s’est saisie de ce médium comme d’un mobile pour pénétrer ce lieu où quelque chose d’à la fois proche et distant devait être découvert.

Auguste Badin, dit-on, se promenait fréquemment dans la filature muni de son tabouret pour s’asseoir et contempler « sa » main-d’oeuvre en action. Au XIXe siècle, le paternalisme patronal va de pair avec une identification entre l’industriel et ses moyens de production — biens et hommes confondussi forte, qu’une usine, dans ses moindres aspects, recelait quelque chose de l’autoportrait. En se confrontant trois années durant à la situation actuelle de la filature avec la photographie comme moyen de produire du sens, d’organiser différemment les jeux d’identité et de mémoire qui se sont tissés autour du territoire qu’est la filature, ce sont les ressorts de cette manière d’autoportrait que Barbara Pellerin a déplacés, transférés pourrait-on dire, en laissant résonner le sens psychanalytique du terme, pour s’en approprier finalement la forme : Barentin, 76, rue Auguste-Badin est un autoportrait en devenir.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

LES AUTRES 

Galerie Michel Journiac, 2007

Séries photographiques humaines et urbaines en trois volets.



Faces (2001)


Le cadrage des visages, serré, les laissant s’échapper, appelle à la rencontre. Il dit cette union de deux regards, celui du photographe au modèle, celui du spectateur au portrait, deux reconnaissances que séparent une durée indéterminée.

Nous assistons à une fuite en avant des visages, témoins muets de ce qui a été, résurgences du déclic photographique, d’une rencontre forcée et fugitive.

Deux regard s’éprouvent réciproquement, les limites deviennent floues et perméables. Le portrait de l’étranger semble tout à coup si familier qu’en lui nous risquons de nous perdre. Regarder l’autre non pour le dévisager, mais l’envisager, traquer son mystère.






















Trois femmes (2003)

 

 

De l’anonymat d’une rencontre dans la rue, je basculais dans la sphère intime de celles et ceux qui m’ouvrirent leurs portes.

Les portraits des premières heures sont posés et convenus, mais autour des mots, le visage se rapproche et le corps se dénudent.

Trois femmes, trois âges de la vie.

















































































Sans rendez-vous (2004)






À la terrasses des cafés, dans cette solitude propre aux mégalopoles, ils n’attendent personne. Je provoque une rencontre, improbable, déconcertante. Je m’assoie le temps d’une image, autour de quelques mots, parfois gênés, souvent dans une politesse distanciée, l’image fige cet instant qui n’avait pas de raison d’être.




Homme n°3







Homme n°7

































Homme n°8




































Homme n°11